Solution Anti Acné

Actualité

Posté par Michael dans Acné, Actualité le 14 novembre 2010
Tags: , , ,

L’Afssaps lance une étude visant à évaluer l’adhésion des dermatologues et des patients à un outil permettant de rechercher des symptômes de dépression, dans le cadre de la prise en charge de l’acné sévère chez les adolescents avant et pendant le traitement par isotrétinoïne.

On rappelle que l’isotrétinoïne est indiquée dans le traitement des acnés sévères qui résistent aux traitements classiques, notamment ceux associant un antibiotique par voie orale et un traitement topique. Il s’agit du seul traitement anti-acnéique efficace dans cette indication.

Pas de lien établi à ce jour entre isotrétinoïne et dépression mais…

La survenue de troubles psychiatriques sous isotrétinoïne orale fait l’objet d’un suivi particulier de pharmacovigilance qui a conduit à modifier l’information sur la sécurité d’emploi de ce médicament, et à en informer les professionnels de santé ainsi que le public.

Alors que l’ensemble des données disponibles issues de la notification spontanée ainsi que des études épidémiologiques ne permet pas d’établir une association entre la prise d’isotrétinoïne et la survenue de troubles psychiatriques, il est toutefois recommandé de renforcer la surveillance de l’état psychologique des patients adolescents acnéiques, d’autant plus que l’acné sévère peut engendrer elle-même des troubles psychologiques et comportementaux. La mise à disposition d’un outil permettant aux dermatologues de rechercher et de mesurer l’intensité de symptômes dépressifs a donc été jugée nécessaire.

L’ADRS un outil de détection simple à mettre en oeuvre

Et c’est L’Adolescent Depression Rating Scale (ADRS) qui a été considéré comme étant l’outil le mieux adapté à cette évaluation. De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’un auto-questionnaire simple et court (en dix points, réponses en vrai/faux), dont le calcul de résultat est aisé car immédiat. Cependant, la décision de prescrire ou non l’isotrétinoïne ne devant pas se baser sur le seul résultat obtenu, une échelle d’interprétation permettant d’adopter la meilleure conduite possible face aux résultats obtenus a été spécifiquement élaborée pour l‘étude.

Mais avant de pouvoir recommander l’utilisation généralisée de cette échelle, l’Afssaps estime important de déterminer si les modalités d’évaluation proposées sont transposables en situation réelle de prise en charge des adolescents acnéiques et si elles suscitent à la fois l’adhésion des patients et des dermatologues.

L’étude d’acceptabilité de l’ADRS commence maintenant…

Aussi, l’étude d’acceptabilité de l’utilisation de l’ADRS comme outil d’aide au repérage des symptômes dépressifs pour le dermatologue prescripteur d’isotrétinoïne dans le cadre de la pratique médicale courante de prise en charge de l’acné sévère chez les adolescents débutera ce mois-ci. Cette étude, d’une durée de 8 mois, sera menée par 100 dermatologues qui suivront chacun, au maximum dix patients, de manière prospective et consécutive. Les résultats seront disponibles à la fin de l’année 2011.

Source : Afssaps – Isotrétinoïne orale et prise en charge de l’acné sévère chez l’adolescent – Etude d’acceptabilité de l’utilisation d’un outil d’aide au repérage des symptômes dépressifs en consultation de dermatologie – Communiqué


Publicité

Meta